Il semble que, depuis quelques années, j’aie une tête de turc que je privilégie entre toutes : la Fabienne. Son oeuvre parvient à me toucher dans le plus profond de mon être au moyen de son unicité, composée, à mon avis, d’un savant mélange de médiocrité scénaristique (j’invente un adjectif) et théâtrale. Par oeuvre, je fais évidemment référence au rendez-vous quotidien auquel la Fabienne nous convie depuis des années : Virginie.
Il arrive relativement souvent que j’écoute Virginie avec la Coloc. Une fois le souper englouti, on aime bien relaxer devant la télé, avec nos portables respectifs sur les genoux. Pendant qu’on reconnecte avec le monde après une journée de boulot, la télé constitue un beau bruit de fond. À 19 h, le bruit de fond devient un exercice abdominal. Hier soir, je me suis esclaffée comme une fillette.
Au cours d’une scène où deux enseignants homosexuels discutent du fait d’avoir une classe composée uniquement d’élèves du sexe opposé, ce qui est supposé les aider dans leur acceptation dudit sexe opposé, je m’aperçois qu’un des enseignants est nul autre que… Patrick Huneault!
Patrick, que nous n’avons pas vu souvent à la télé depuis Slash! et Watatatow!
C’est à ce moment que j’ai compris que Fabienne a le coeur sur la main.
Elle ramène devant la caméra un des sex-symbol de ma jeunesse.
Elle permet à Marcel Leboeuf de passer pour un sex-symbol.
Elle fait fantasmer les hommes en accouplant Annie Dufresne et Joëlle Morin.
Elle fait rêver les femmes en “matchant” Louise Deschâtelets avec un ti-jeune.
Dans Virginie, tout le monde y trouve son compte. Merci Fabienne.
